Bâtir un mouvement mondial : collaborer pour ouvrir les gouvernements

le octobre 24 2017

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Le mois passé, j’ai eu le plaisir de voyager au Costa Rica pour parler au sujet du gouvernement ouvert. J’ai participé à la cinquième conférence annuelle régionale sur le gouvernement ouvert pour approfondir nos partenariats à l’intérieur de la communauté du gouvernement ouvert (AbreLatam) et des données ouvertes (ConDatos). Ce fut une expérience inspirante et motivante et je veux vous faire part de quelques-unes des principales leçons que j’en ai tirées.

Mise en scène

La conférence a attiré une gamme fantastique de participants, y compris des chefs régionaux du gouvernement ouvert. Il y avait des représentants du gouvernement, du secteur privé et de nombreux membres de la société civile.

Le programme était ambitieux. Au début de la conférence, plusieurs centaines de personnes provenant d’une douzaine de pays ont utilisé des notes autocollantes pour présenter leurs priorités pour un gouvernement ouvert. Les priorités incluaient la confidentialité des données, la science ouverte, l’impact, la demande pour les données ouvertes, les modèles d’affaires, l’habilitation des communautés marginalisées et plusieurs autres. Nous avons utilisé ces notes autocollantes pour créer, de façon collaborative, notre agenda pour la première journée de la conférence.

Pourquoi le Canada se préoccupe-t-il du gouvernement ouvert dans les autres pays?

J’ai participé à la conférence pour en apprendre davantage au sujet du gouvernement ouvert dans les autres pays. Je voulais également partager la perspective du Canada quant au gouvernement ouvert et appuyer l’apprentissage par les pairs.

Le Canada a de nombreux avantages lorsqu’il est question de gouvernement ouvert. Nous avons des institutions robustes et des années d’expérience dans la mise en œuvre de la législation et de politiques pertinentes. Nous avons utilisé ces avantages, en plus d’avoir travaillé fort, et nous avons obtenu des résultats qui nous rendent fiers. Consultez notre système de suivi, notre portail de données ouvertes et le baromètre des données ouvertes pour des exemples de nos réalisations.

Malgré ces réussites, nous partageons de nombreux défis communs avec d’autres pays. Comme le Canada, de nombreux pays s’intéressent à la consolidation du soutien pour le gouvernement ouvert, traduisant la participation des citoyens en meilleurs résultats de gouvernance et, en bout de compte, contribuant à des services aux citoyens qui améliorent les vies.

À quoi le mouvement ressemble-t-il?

L’une des grandes leçons que j’ai tirées de la conférence était que le mouvement pour un gouvernement ouvert en Amérique latine est incroyablement vibrant et inclusif. L’une de ses plus grandes forces est le taux de participation des divers représentants de la société civile.

Le milieu universitaire est présent dès le départ, remettant en question les implications de l’ouverture pour la consolidation démocratique. La collectivité des entreprises de démarrage est là, demandant l’accès aux ensembles de données qui peuvent les aider à créer des emplois. Les technologies et les experts de la responsabilisation sont venus aux côtés des journalistes et des partenaires de financement. Cela semblerait chaotique si ce n’était pas également un magnifique témoignage de la force de la collaboration intersectorielle.

Que pouvons-nous apprendre?

Le mouvement pour un gouvernement ouvert en Amérique latine a commencé à produire d’excellents résultats. Les gouvernements dans la région continuent souvent à faire face à des défis, mais ils peuvent compter sur le soutien de partenaires dévoués dans la société civile. La région a de nombreuses possibilités de former des partenariats excitants pour renforcer le gouvernement ouvert.

Comment la région de l’Amérique latine a-t-elle réussi à créer une si forte collaboration intersectorielle? Voici plusieurs éléments desquels nous pouvons apprendre au Canada :

  • Le leadership est important – Des personnalités publiques fortes peuvent agir comme motivateurs et champions. Elles sont essentielles pour relier les bons joueurs.
  • Les réseaux accélèrent la collaboration – Des médias sociaux aux groupes WhatsApp, les joueurs régionaux pour un gouvernement ouvert ont un réseau très serré. Il s’agit d’amis et de co-conspirateurs. Ils forment des liens par des défis communs et élaborent souvent des outils humoristiques pour surmonter les obstacles (lisez les dix commandements sur les données ouvertes (en espagnol seulement) par exemple).
  • Le financement – Bon nombre des connexions les plus fortes dans la région ont été appuyées par les activistes donateurs (y compris Hivos (en anglais seulement), Avina (en anglais seulement) et Omidyar Network (en anglais seulement)). Harmoniser les fonds peut aider à mobiliser les réseaux.
  • Une réflexion prudente et un succès qui a fait ses preuves – La région profite de contributions théoriques majeures (la plus majeure récemment étant le nouveau livre Du gouvernement ouvert à l’État ouvert dans l’Amérique latine et les Caraïbes (en espagnol seulement)). Ce livre a fait connaître au secteur des affaires publiques des contributions positives de la société civile qui peuvent être facilement reproduites. Vous pouvez consulter, par exemple, les initiatives d’organisations telles que le Citoyen intelligent (en anglais seulement) du Chili et A Tu Servicio (en anglais seulement) de Data Uruguay (en espagnol seulement).

Prochaines étapes

Il s’agit d’un moment excitant pour le gouvernement ouvert au Canada. Nous avons la capacité et le leadership pour expérimenter de nouvelles approches ambitieuses. Nous avons un réseau robuste de créateurs de changement engagés à l’intérieur du gouvernement, y compris des partenaires provinciaux et territoriaux dévoués, ainsi que des douzaines de municipalités impliquées.

C’est le moment parfait pour nous de relever le défi d’amener à l’avant-scène le gouvernement ouvert au Canada. Nous devons cesser de le traiter comme un projet et plutôt l’approcher comme simplement la façon dont nous faisons la politique publique au Canada. Mon expérience de collaboration avec les leaders pour un gouvernement ouvert dans les Amériques suggère que la collaboration intersectorielle peut aider.

Vous voulez participer? Vous avez de brillantes idées pour renforcer le gouvernement ouvert? Nous voulons vous entendre. Envoyez-nous un tweet à @GouvOuvertCan ou envoyez-nous un courriel à open-ouvert@tbs-sct.gc.ca.

Au sujet de l’auteur

Jaimie BoydJaimie dirige les travaux de coordonner et de mettre en œuvre les engagements du gouvernement du Canada sur le gouvernement ouvert. Elle est un ancienne membre du programme de formation accélérée pour les économistes du gouvernement du Canada, l’Organisation des États américains » Bourse de recherche sur le gouvernement ouvert, et des Mesures Canada, le premier ministre du Canada Programme de perfectionnement en leadership. Suivez la sur Twitter @jaimieboyd

 

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Commentaires

Soumis par Robin Browne le lun 20/11/2017 - 00:34

Thanks for sharing your experience in Costa Rica. It's very important (and very cool) to learn about Open Government initiatives in countries where neither English nor French are the official languages. It's also great when those initiatives have a humourous side like the 10 Commandments (which I've pasted below in English, directly translated via Google Translate). A question related to the new Open by Default Portal and commandment #3 to "Publish data that the people demand." I checked out the docs from the department where I work, Environment and Climate Change Canada, and see they're almost exclusively highly technical scientific docs that would be only of interest to, and understandable by, a very small group. What's the process for ensuring the portal publishes data that the people demand? The 10 Commandments of the Open Data 1. You'll love the Open data on all things 2. You will not call it open data in vain 3. Publish data that the people demand 4. You will open data above all things 5. You will not publish impure (dirty) data 6. You will not deny information in open formats 7. You will not leave your data expire 8. You won't confuse open data with big data 9. You won't confuse open data with transparency 10. You will not publish data without documentation

Soumis par open-ouvert le lun 18/12/2017 - 17:42

Hi Robin, The Government of Canada policy direction is that all data should be open, excepting for security, privacy, or confidentiality considerations [https://www.tbs-sct.gc.ca/pol/doc-eng.aspx?id=28108]. To that end departments are also required to publish data inventories, including what’s released as well as what’s not [http://open.canada.ca/en/search/inventory]. For that which is unreleased, there are a range of sources of insight for prioritization: ATI requests, web top tasks, public inquiries, the “Suggest a Dataset” mechanism on open.canada.ca [http://open.canada.ca/en/suggested-datasets], and department-specific public and stakeholder engagement. We also look at international best practices and do work across Canadian jurisdictions on prioritization and standardization questions. The Open by Default portal doesn’t have the same requirements because it’s a pilot for working documents. Final publications have a range of homes (Canada.ca, institutional websites, publications.gc.ca), and that’s more of a question for web publishing. Feel free to add thoughts or ask additional questions! Thank you, Kent on behalf of the Open Government team
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