Visualisation de données: comment l’Office national de l’énergie a réussi à rendre ses données plus accessibles

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16 janvier 2019

Le document Visualisation de données : Une introduction, mis au point par l’Office national de l’énergie en collaboration avec Doris Kosminsky et l’équipe des données ouvertes du Secrétariat du Conseil du Trésor, est pour nous un moyen de faire connaître ce que nous avons appris lors de la création de projets de visualisation de données. Au départ, l’initiative de visualisation de données de l’Office n’était pas une fin en soi; elle se voulait plutôt une façon de permettre à l’Office de devenir une organisation axée sur les données. Les objectifs étaient les suivants :

  • encadrer notre engagement envers le public;
  • accroître la confiance;
  • améliorer l’efficacité opérationnelle.

À l’instar d’autres acteurs des secteurs publics et privés, l’Office souhaite que les données qu’il recueille et les renseignements qu’il produit soient utilisés à bon escient. La difficulté réside dans le fait qu’une grande quantité de données n’est pas un gage de clarté. Au contraire : à force d’être bombardés d’information au quotidien, les gens finissent par se sentir dépassés, confus et, pour tout dire, désintéressés. Ainsi, pour nous aider à mettre de nouvelles idées à l’essai, à apprendre et à opérer des changements au sein de l’organisation, nous avons décidé de mener à des projets-pilotes et des validations de principe.

C’était l’esprit de notre projet-pilote primé de 2016 Explorer l’avenir énergétique du Canada et de deux autres visualisations qui ont suivi : Incidents pipeliniers et Importations et exportations de produits énergétiques du Canada.

Ceci est une capture d’écran de l’Office national de l’énergie pour les incidents pipeliniers, l’avenir énergétique et les importations et exportations.

L’Équipe a pu compter sur l’Interactions Lab de l’Université de Calgary (lien en anglais seulement), une jeune entreprise de codage informatique, ainsi que sur un spécialiste en innovation relative aux données pour l’aider à acquérir les compétences dont elle avait besoin à l’interne dans ces domaines.

À mesure que l’initiative progressait, nous nous attentions à produire des visualisations de données spectaculaires. Mais nous avons aussi eu droit à des avantages inattendus :

  • la découverte de données a entraîné le nettoyage et la structuration des données par défaut;
  • les experts sectoriels, lorsqu’ils collaborent avec des concepteurs, des programmeurs, des scientifiques des données et des communicateurs dans un processus de création, changent leur point de vue;
  • les personnes qui travaillent avec des jeux de données à longueur de journée et qui les voient sous un nouveau jour, comme dans une visualisation, ont de nouvelles idées.

Par-dessus tout, ces effets secondaires se sont révélés être les apprentissages les plus utiles. L’Office s’apprête maintenant à traiter les données comme des actifs. L’initiative de visualisation des données a ouvert la voie à d’autres mandats et a donné lieu à la création du secteur de la gestion de données et de l’information, que je dirige et qui réunit la gestion, l’analyse et la diffusion publique de données et d’information. On n’aurait pu rêver mieux!

Nous délaissons maintenant les petits projets pour porter notre attention sur la transformation des données en un modèle durable; comment allons-nous opérer la transition depuis les projets individuels vers une organisation entièrement axée sur les données dans toutes ses activités?

Ceci est un graphique en courbes qui montre l'écart comment allons-nous opérer la transition depuis les projets individuels vers une organisation entièrement axée sur les données dans toutes ses activités

Bien que je ne sois pas certain à 100 % de la façon de combler cet écart, je sais que les activités que nous avons cherché à réaliser grâce aux projets de visualisation des données (comme le fait de compter sur l’expertise inégalable de l’Université de Calgary ou l’extraction ponctuelle de données) doivent être revues en fonction de la croissance de la demande et de la complexité. Que devons-nous faire à ce stade? Voici mon avis :

  1. Nous devons compter sur du personnel dévoué possédant des connaissances spécialisées en science des données ainsi qu’en conception visuelle et centrée sur l’utilisateur.
  2. Nous devons miser sur les problèmes réels qui sont pertinents par rapport au mandat de notre organisme.
  3. Nous devons améliorer l’alphabétisation liée aux données à l’échelle de l’organisation, alléger le fardeau administratif lié à l’accès aux données et réduire les irritants pour notre Équipe en la dotant des outils dernier cri qui l’aideront à passer de la saisie de données ou de l’attente de données au réel travail qu’est l’analyse de données.
  4. En dernier lieu, nous devons expérimenter, c’est-à-dire essayer, tester, échouer, apprendre, puis essayer de nouveau.

La collaboration de l’équipe d’experts qui a été mise sur pied pour compléter nos connaissances spécialisées en matière de données n’est pas terminée. De plus, en appui des efforts de transparence du gouvernement du Canada, nous avons ouvert l’accès au code source et aux données de toutes les visualisations interactives que nous avons créées.

Tout cela demande du temps. Nous sommes impatients de transformer d’autres structures de données afin de favoriser l’accès des Canadiens aux données de l’Office.

Qu’en pensez-vous? Avez-vous une histoire à raconter? Faites-nous-en part.


Ryan Hum

Ryan Hum

Ryan Hum, est le vice-président de la gestion de l’information et des données à l’Office national de l’énergie. Arrivé tout droit d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Ryan occupait le poste de directeur à la division de la connaissance des services et de l’expérimentation, responsable de la conception et de la mise en œuvre de l’amélioration des services offerts aux personnes souhaitant obtenir le statut de réfugié, immigrer au pays ou devenir citoyen canadien. Ryan a connu une longue et prolifique carrière dans la fonction publique à Santé Canada, à l’Agence canadienne d’inspection des aliments et à Ressources naturelles Canada, où il a servi en tant que directeur par intérim responsable de la politique d’exploitation minière durable, des affaires intergouvernementales et des évaluations environnementales. Auparavant, Ryan a également été membre fondateur du carrefour central d’innovation du gouvernement du Canada (hébergé au Bureau du Conseil privé), où il a agi comme concepteur en chef et scientifique des données, dirigeant les perspectives de conception et l’analyse des données pour améliorer la prestation des politiques, programmes et services.

Ryan détient un baccalauréat ès sciences (avec distinction) et un autre en génie chimique, qui lui ont été décernés par l’Université Queen’s, ainsi qu’une maîtrise en conception technique de l’Université McMaster, en plus de travailler actuellement à l’obtention d’un doctorat en génie chimique de l’Université de Toronto. Il est en outre professeur auxiliaire en design à l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (ÉADO). Il a aussi enseigné le design, la politique publique de même que l’ingénierie aux universités Carleton et de Toronto.

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