Les outils libres au GC : le chemin parcouru

avril 24, 2019

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L’année 2018 a été sans conteste celle du « numérique » pour notre gouvernement. Entre autres nouveautés, nous avons instauré un ensemble de normes numériques, commencé à expérimenter la prestation de services au moyen d’appareils intelligents et lancé le Plan stratégique des opérations numériques, notre plan pour fournir de meilleurs services aux Canadiens.

Tous ces éléments prennent racine dans notre volonté de travailler de façon plus ouverte avec les citoyens et les partenaires afin d’améliorer les services numériques offerts aux Canadiens. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que l’une de nos façons de faire pour y arriver, au Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) du Canada, est d’utiliser et de concevoir des solutions ouvertes.  

Début de notre parcours dans le domaine des outils libres

En octobre 2017, nous avons commencé la rédaction du livre blanc sur l’ouverture par défaut, qui rassemble les connaissances collectives des membres de la collectivité des logiciels libres pour pouvoir déterminer comment le gouvernement peut adopter une approche plus « ouverte » à l’égard de la technologie de l’information et de la gestion de l’information. Grâce à un processus d’élaboration itérative avec la collectivité, nous avons terminé la version 1.0 du livre blanc sur l’ouverture par défaut qui a été soumis pour approbation au Conseil d'examen de l'architecture intégrée du gouvernement du Canada en novembre 2018.

Pourquoi une approche axée sur l’ouverture d’abord?

Souvent, nous nous concentrons sur la façon dont nous pouvons utiliser les logiciels et la technologie pour soutenir ou améliorer nos activités et la prestation de nos services. Nous avons tendance à oublier comment nous pouvons aider les gens qui mettent en œuvre les programmes et les services. Une approche axée sur l’ouverture d’abord va au-delà de la technologie pour aussi tenir compte des répercussions du changement culturel sur la prestation des services.

La culture, ça n’a pas le même sens pour tout le monde. Pour nous, une culture ouverte englobe la transparence et favorise l’inclusion, l’adaptabilité, la collaboration et la collectivité. Alors, de quoi parle-t-on au juste? Imaginez la situation suivante :

  • Les fonctionnaires partagent les résultats de leur travail de façon ouverte avec toutes les personnes, à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement, ce qui valorise les réussites et les échecs pour les leçons qu’ils permettent de tirer
  • On encourage divers points de vue et on fait participer tout le monde à la prise de décisions
  • On a recours à des mécanismes de rétroaction accessibles pour que les employés fournissent des suggestions ou aident leurs pairs à résoudre des problèmes
  • Une collaboration avec les autres prend place dès le départ, ce qui permet à d’autres fonctionnaires d’avoir accès à tous les travaux et d’en tirer parti
  • Il est possible d’outiller les gens et de leur donner les moyens d’apporter une contribution significative

L’ouverture est au cœur de notre vision pour un Canada fondé sur le numérique. Même s’il faudra du temps pour changer notre façon de penser, nous pouvons déjà voir des changements s’opérer à l’échelle du gouvernement, ainsi que les avantages qui en découlent.

Prenons par exemple la Chaîne de montage (Assemblyline), un outil d’analyse et de détection de maliciels, conçu par le Centre canadiens pour la cybersécurité pour aider les équipes chargées de la cyberdéfense à automatiser l’analyse des fichiers. Le Centre s’y est pris en combinant un logiciel du domaine public et un logiciel libre, et il en a développé le code. L’outil est accessible sur BitBucket, un répertoire de logiciels libres. L’équipe du Centre pour la cybersésurité tient un groupe Google où tout le monde peut contribuer à la mise au point de l’outil et proposer des améliorations.

Prochaines étapes

Dans le Plan d'action national du Canada pour un gouvernement ouvert de 2018-2020, on a souligné l’importance d’examiner et d’intégrer davantage les outils libres qui seront utilisés au gouvernement. Plus particulièrement, le Plan d’action fait état d’un engagement visant à « prioriser le code source ouvert dans l’élaboration de solutions numériques ». C’est ce que nous planifions de faire. Par l’intermédiaire du Conseil d’examen de l’architecture intégrée, nous continuons d’aider les autres ministères à se conformer aux pratiques exemplaires de l’industrie et à moderniser leurs activités afin de devenir « plus numériques ».

En 2019, notre objectif est de sensibiliser les fonctionnaires et les citoyens à l’approche axée sur l’ouverture d’abord, que le GC adopte pour faire avancer les initiatives liées au numérique et au gouvernement ouvert, et de les informer à ce sujet. Nous publierons des micro-billets plus souvent et participerons à des conférences intéressantes pour faire connaître les solutions libres, alors restez branchés!

Dans l’intervalle, nous voulons que les fonctionnaires, les citoyens et l’industrie nous fassent aussi part de leurs points de vue! Si ces sujets vous passionnent, joignez-vous à nos discussions et à notre groupe de travail, le Conseil consultatif sur les logiciels libres!


Guillaume cumule plus de 10 ans d’expérience au service du gouvernement fédéral, de petites et moyennes entreprises et d’organismes sans but lucratif.

 

Tour à tour architecte d’entreprise, spécialiste technique et analyste des activités, il a tiré parti des logiciels libres et s’est fait le champion de leur utilisation pour aider à travailler de manière plus transparente et plus inclusive. En tant que conseiller au Secrétariat du Conseil du Trésor, son rôle actuel consiste à donner une orientation et des conseils sur l’utilisation des normes et des logiciels libres afin d’appuyer les nouvelles normes numériques et de faciliter le passage vers un gouvernement du Canada numérique.

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