Habitats propices aux oiseaux migrateurs - lac Saint-François, lac Saint-Louis, rivière Richelieu (aval), fleuve Saint-Laurent (entre Pointe-aux-Trembles et le lac Saint-Pierre), lac Saint-Pierre, Gentilly, Île d'Orléans, Côte-de-Beaupré, Côte-du-Sud

Habitats propices aux oiseaux migrateurs - lac Saint-François, lac Saint-Louis, rivière Richelieu (aval), fleuve Saint-Laurent (entre Pointe-aux-Trembles et le lac Saint-Pierre), lac Saint-Pierre, Gentilly, Île d'Orléans, Côte-de-Beaupré, Côte-du-Sud Le Saint-Laurent (fleuve, estuaire, golfe), les rivières Outaouais et Richelieu, objet de cette étude, possèdent le long de leur rive, différents types d'habitats naturels propices à l'épanouissement d'une faune aquatique, terrestre et ailée. La faune ailée, notamment les oiseaux migrateurs, utilise les marécages comme source de nourriture et aire de repos. Ces marécages se développent principalement dans les baies abritées des courants et leur composition floristique varie suivant la salinité de l'eau, l'absence ou la présence de marées. Dans les basses terres du Saint-Laurent, baignées par les eaux douces et saumâtre, les marécages se composent de plantes aquatiques submergées et émergentes là où il y a absence de marées et par la dominance du scirpe américain là où les variations de marées laissent à découvert les dépôts vaseux. Ils se développent particulièrement bien là où l'épaisseur de l'eau est faible comme dans les baies de la rivière Outaouais, le long des rives du Richelieu et dans les lacs, les baies et sur le pourtour des îles du fleuve Saint-Laurent. En eau salée, on les retrouve sur des dépôts fins dans la partie supérieure des anses, des baies et à l'embouchure des rivières abritées des mers violentes. Dans l'estuaire du Saint-Laurent, le groupement à spartine alterniflore caractérise leur partie inférieure tandis que les groupements à spartine étalée et autres groupements halophytes personnalisent la partie supérieure. Dans le golfe du Saint-Laurent, les groupements herbacés composant les marécages se présentent sous la forme de mosaïque ou alternent différents groupements halophytes. Une photo-interprétation et une cartographie (1:20 000) des rives de ces cours d'eau font ressortir la localisation de ces marécages, leur superficie ainsi que les perturbations humaines subies. Les résultats démontrent qu'il existe plus de 39 000 hectares de ces marécages (plantes submergées et émergentes) en eau douce sans l'influence des marées et environ 3 900 hectares de groupements herbacés dominés par le scirpe américain en eau douce sous l'influence des marées. En eau salée, les marécages identifiés totalisent 9 000 hectares dont 4 000 dans l'estuaire du Saint-Laurent, 2 400 répartis sporadiquement le long de la côté nord du golfe Saint-Laurent et de la péninsule gaspésienne et 2 200 hectares aux îles-de-la-Madeleine. Enfin, une analyse de secteurs témoins (Bassin de la Prairie, Gentilly et Kamouraska) le long du Saint-Laurent démontre que les grandes interventions humaines affectant les rives de ces cours d'eau se sont grandement accentuées depuis les 30 dernières années. 2019-03-22 Environnement et Changement climatique Canada open-ouvert@tbs-sct.gc.ca Nature et environnementOiseaux migrateursMilieu humideScirpe américainSpartineOrléansSaint-FrançoisSaint-LouisGentillySaint-PierreCôte-de-BeaupréCôte-du-SudSaint-LaurentRichelieuQuébecZone humide Voir le Dépôt de données d'ECCC (Anglais)HTML http://data.ec.gc.ca/data/sites/scientificknowledge/habitats-for-migratory-birds-lake-st.-fran-ois-lake-st.-louis-richelieu-river-downstream-st.-lawrence-river-between-pointe-aux-trembles-and-lake-st.-pierre-lake-st.-pierre-gentilly-orl-ans-island-c-te-de-beaupr-c-te-du-sud Voir le Dépôt de données d'ECCC (Français)HTML http://data.ec.gc.ca/data/sites/scientificknowledge/habitats-for-migratory-birds-lake-st.-fran-ois-lake-st.-louis-richelieu-river-downstream-st.-lawrence-river-between-pointe-aux-trembles-and-lake-st.-pierre-lake-st.-pierre-gentilly-orl-ans-island-c-te-de-beaupr-c-te-du-sud?lang=fr

Le Saint-Laurent (fleuve, estuaire, golfe), les rivières Outaouais et Richelieu, objet de cette étude, possèdent le long de leur rive, différents types d'habitats naturels propices à l'épanouissement d'une faune aquatique, terrestre et ailée. La faune ailée, notamment les oiseaux migrateurs, utilise les marécages comme source de nourriture et aire de repos. Ces marécages se développent principalement dans les baies abritées des courants et leur composition floristique varie suivant la salinité de l'eau, l'absence ou la présence de marées.

Dans les basses terres du Saint-Laurent, baignées par les eaux douces et saumâtre, les marécages se composent de plantes aquatiques submergées et émergentes là où il y a absence de marées et par la dominance du scirpe américain là où les variations de marées laissent à découvert les dépôts vaseux. Ils se développent particulièrement bien là où l'épaisseur de l'eau est faible comme dans les baies de la rivière Outaouais, le long des rives du Richelieu et dans les lacs, les baies et sur le pourtour des îles du fleuve Saint-Laurent.

En eau salée, on les retrouve sur des dépôts fins dans la partie supérieure des anses, des baies et à l'embouchure des rivières abritées des mers violentes. Dans l'estuaire du Saint-Laurent, le groupement à spartine alterniflore caractérise leur partie inférieure tandis que les groupements à spartine étalée et autres groupements halophytes personnalisent la partie supérieure. Dans le golfe du Saint-Laurent, les groupements herbacés composant les marécages se présentent sous la forme de mosaïque ou alternent différents groupements halophytes.

Une photo-interprétation et une cartographie (1:20 000) des rives de ces cours d'eau font ressortir la localisation de ces marécages, leur superficie ainsi que les perturbations humaines subies. Les résultats démontrent qu'il existe plus de 39 000 hectares de ces marécages (plantes submergées et émergentes) en eau douce sans l'influence des marées et environ 3 900 hectares de groupements herbacés dominés par le scirpe américain en eau douce sous l'influence des marées. En eau salée, les marécages identifiés totalisent 9 000 hectares dont 4 000 dans l'estuaire du Saint-Laurent, 2 400 répartis sporadiquement le long de la côté nord du golfe Saint-Laurent et de la péninsule gaspésienne et 2 200 hectares aux îles-de-la-Madeleine.

Enfin, une analyse de secteurs témoins (Bassin de la Prairie, Gentilly et Kamouraska) le long du Saint-Laurent démontre que les grandes interventions humaines affectant les rives de ces cours d'eau se sont grandement accentuées depuis les 30 dernières années.

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Québec
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