Examen du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP)

Examen du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP) La présente étude se fonde sur les données du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP) pour présenter des caractéristiques sociodémographiques et des expériences vécues par les personnes qui rendent ou ont rendu des services sexuels dans le commerce du sexe au Canada et qui ont reçu des services de soutien par l’entremise d’organismes ayant reçu des fonds du programme MLCP. Les données portent sur la période de 2015-2016 à 2019-2020 et représentent 2 289 personnes (appelées « clientes et clients du programme MLCP » dans le présent rapport). Principales constatations de l’étude : La majorité (94 %) des clientes et clients du programme MLCP étaient des femmes et des filles, et environ 2 % étaient des personnes de diverses identités de genre. Les peuples autochtones représentent environ 5 % de la population du Canada (Statistique Canada, 2017), mais 16 % des clientes et clients du programme MLCP. Plus de 40 % des clientes et clients du programme MLCP étaient de jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans. Environ 6 % des clientes et clients du programme MLCP étaient des mineurs, âgés de moins de 18 ans, au moment de la collecte des données. La majorité (79 %) des clientes et clients du programme MLCP étaient célibataires, et environ 40 % avaient des enfants. Un client du programme MLCP sur cinq (21 %) s’était fait retirer ses enfants par des organismes de protection de l’enfance. Près de 70 % des clientes et clients du programme MLCP avaient une dépendance aux drogues ou à l’alcool; la dépendance aux drogues était la plus répandue, à 34 %. Bon nombre (67 %) des clientes et clients du programme MLCP avaient été physiquement ou psychologiquement contraints par d’autres à rendre des services sexuels. La majorité (81 %) des clientes et clients du programme MLCP ont déclaré vouloir quitter le commerce du sexe. Moins de 1 % ont déclaré ne pas vouloir quitter le commerce du sexe, et moins de 0,5 % ont indiqué être incertains ou ambivalents à ce sujet. Parmi les clientes et clients qui cherchent à quitter le commerce du sexe, beaucoup (45 %) ont demandé à avoir accès à des services de soutien, comme un logement sûr, une thérapie en santé mentale ou un traitement des traumatismes, et un traitement de la toxicomanie. Environ 15 % des clientes et clients du programme MLCP ont demandé du soutien pour pouvoir s’occuper de leurs enfants et travailler avec les organismes de protection de l’enfance afin de récupérer leurs droits de garde ou de visite. Environ 12 % des clientes et clients du programme MLCP cherchaient à se protéger contre les menaces ou les expériences de violence physique dans le commerce du sexe. Environ le quart (24 %) des clientes et clients du programme MLCP se sont adressés directement aux organismes financés par le programme MLCP pour obtenir du soutien. Un peu moins de la moitié (46 %) des clientes et clients du programme MLCP avaient tenté de quitter le commerce du sexe au moins une fois. Trois des services les plus fréquemment utilisés auprès des organismes financés par le programme MLCP étaient les services de soutien en santé mentale (52 % des clientes ou clients), les services d’hébergement (38 %) et les programmes d’éducation et de compétences de base (35 %). À la fin de la période de financement visée par le programme MLCP, soit de 2015-2016 à 2019-2020, près de 65 % des clientes et clients ont déclaré avoir observé un changement positif dans leur vie (réduction des facteurs de risque) après avoir travaillé avec un organisme financé par le programme MLCP. Selon les notes de cas individuelles, environ une cliente ou un client sur cinq (21 %) avait quitté le commerce du sexe en 2019-2020, et 5 % étaient restés ou étaient retournés dans le commerce du sexe. Aucune note ne mentionnait une participation au commerce du sexe pour plus de 70 % des clientes ou clients. Les organismes financés par les fonds du programme MLCP ont déclaré que la plupart des clientes et clients qui sont retournés dans le commerce du sexe l’ont fait pour de l’argent, en raison de la pauvreté, de l’itinérance chronique ou de problèmes de toxicomanie, ou parce qu’ils sont retournés dans une relation de violence. 2022-09-13 Ministère de la Justice Canada open_Government@justice.gc.ca Gouvernement et vie politiqueSanté et sécuritéPersonnesSociété et cultureMesures pour lutter contre la prostitutionMLCPle commerce du sexedes personnes victimes d’exploitationl’accès en matière de justicele genre et les questions relatives aux femmesvictimes Examen du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP)HTML https://www.justice.gc.ca/eng/rp-pr/jr/rmapi-epmlcp/index.html Examen du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP)HTML https://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/jr/epmlcp-rmapi/index.html Examen du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP)PDF https://www.justice.gc.ca/eng/rp-pr/jr/rmapi-epmlcp/pdf/RSD_RR2022_Measures_Address_Prostitution_Initiative_MAPI_EN.pdf Examen du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP)PDF https://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/jr/epmlcp-rmapi/pdf/RSD_RR2022_Measures_Address_Prostitution_Initiative_MAPI_FR.pdf

La présente étude se fonde sur les données du programme Mesures pour lutter contre la prostitution (MLCP) pour présenter des caractéristiques sociodémographiques et des expériences vécues par les personnes qui rendent ou ont rendu des services sexuels dans le commerce du sexe au Canada et qui ont reçu des services de soutien par l’entremise d’organismes ayant reçu des fonds du programme MLCP. Les données portent sur la période de 2015-2016 à 2019-2020 et représentent 2 289 personnes (appelées « clientes et clients du programme MLCP » dans le présent rapport).

Principales constatations de l’étude :

La majorité (94 %) des clientes et clients du programme MLCP étaient des femmes et des filles, et environ 2 % étaient des personnes de diverses identités de genre. Les peuples autochtones représentent environ 5 % de la population du Canada (Statistique Canada, 2017), mais 16 % des clientes et clients du programme MLCP. Plus de 40 % des clientes et clients du programme MLCP étaient de jeunes adultes âgés de 20 à 29 ans. Environ 6 % des clientes et clients du programme MLCP étaient des mineurs, âgés de moins de 18 ans, au moment de la collecte des données. La majorité (79 %) des clientes et clients du programme MLCP étaient célibataires, et environ 40 % avaient des enfants. Un client du programme MLCP sur cinq (21 %) s’était fait retirer ses enfants par des organismes de protection de l’enfance. Près de 70 % des clientes et clients du programme MLCP avaient une dépendance aux drogues ou à l’alcool; la dépendance aux drogues était la plus répandue, à 34 %. Bon nombre (67 %) des clientes et clients du programme MLCP avaient été physiquement ou psychologiquement contraints par d’autres à rendre des services sexuels. La majorité (81 %) des clientes et clients du programme MLCP ont déclaré vouloir quitter le commerce du sexe. Moins de 1 % ont déclaré ne pas vouloir quitter le commerce du sexe, et moins de 0,5 % ont indiqué être incertains ou ambivalents à ce sujet. Parmi les clientes et clients qui cherchent à quitter le commerce du sexe, beaucoup (45 %) ont demandé à avoir accès à des services de soutien, comme un logement sûr, une thérapie en santé mentale ou un traitement des traumatismes, et un traitement de la toxicomanie. Environ 15 % des clientes et clients du programme MLCP ont demandé du soutien pour pouvoir s’occuper de leurs enfants et travailler avec les organismes de protection de l’enfance afin de récupérer leurs droits de garde ou de visite. Environ 12 % des clientes et clients du programme MLCP cherchaient à se protéger contre les menaces ou les expériences de violence physique dans le commerce du sexe. Environ le quart (24 %) des clientes et clients du programme MLCP se sont adressés directement aux organismes financés par le programme MLCP pour obtenir du soutien. Un peu moins de la moitié (46 %) des clientes et clients du programme MLCP avaient tenté de quitter le commerce du sexe au moins une fois. Trois des services les plus fréquemment utilisés auprès des organismes financés par le programme MLCP étaient les services de soutien en santé mentale (52 % des clientes ou clients), les services d’hébergement (38 %) et les programmes d’éducation et de compétences de base (35 %). À la fin de la période de financement visée par le programme MLCP, soit de 2015-2016 à 2019-2020, près de 65 % des clientes et clients ont déclaré avoir observé un changement positif dans leur vie (réduction des facteurs de risque) après avoir travaillé avec un organisme financé par le programme MLCP. Selon les notes de cas individuelles, environ une cliente ou un client sur cinq (21 %) avait quitté le commerce du sexe en 2019-2020, et 5 % étaient restés ou étaient retournés dans le commerce du sexe. Aucune note ne mentionnait une participation au commerce du sexe pour plus de 70 % des clientes ou clients. Les organismes financés par les fonds du programme MLCP ont déclaré que la plupart des clientes et clients qui sont retournés dans le commerce du sexe l’ont fait pour de l’argent, en raison de la pauvreté, de l’itinérance chronique ou de problèmes de toxicomanie, ou parce qu’ils sont retournés dans une relation de violence.

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